Témoignages

Du cœur au ventre, de la passion dans l'âme

Oriane Wion

L'Œil Régional - 14 février 2009

Sports > Actualité sportive

À 15 ans, Joé Lachambre a tout pour lui: le talent, la combativité, le feu sacré et la passion dans l'âme pour ce sport mondialement connu qu'est le soccer. Grâce à Gustavo Echevarria, ancien joueur de l'Impact de Montréal qui a repéré le jeune athlète il y a quelques années, Joé a eu la chance de vivre toute une expérience à Montevideo, capitale de l'Uruguay, en Amérique du Sud. Entouré de joueurs de grand talent, Joé a reçu une formation unique dans un complexe de spécialisation pour joueurs professionnels.

Pendant trois semaines, l'athlète de Saint-Denis-sur-Richelieu a vécu au même rythme que les professionnels du soccer: entraînement, alimentation et dodo. "Je n'avais aucune attente. J'allais là-bas pour jouer au soccer, c'est tout. Mais le voyage a été une très belle expérience. J'étais motivé à suivre le rythme et je n'ai jamais refusé un entraînement. J'avais toujours hâte au lendemain pour en apprendre davantage", mentionne Joé. Tout au long de son séjour, Joé s'est entraîné aux côtés de deux joueurs de première division, Anderson Da Silva, connu sur la scène mondiale pour avoir joué avec l'équipe argentine, et Matias Indarte da Rocha.

De retour au Québec depuis peu, Joé revient avec une invitation renouvelée à s'entraîner au complexe sur une plus longue période. Le club junior Miramar-Misiones, en Uruguay, a de plus démontré un vif intérêt envers le talent de Joé. Luis Malvarez, gérant de joueurs uruguayens, se tient aussi disponible afin de représenter localement le Dionysien.

Un entourage qualifié

C'est à l'âge de quatre ans que la carrière d'athlète de Joé prend son envol. À ses débuts dans le soccer, le garçon joue dans la ligue récréative de Saint-Denis-sur-Richelieu. Six ans après, il rejoint l'Arsenal de Chambly. En plus de faire partie de la Ligue de soccer élite du Québec, le jeune athlète œuvre pour le Club Montréal-Concordia, depuis maintenant deux ans, où il a été rapidement détecté et titularisé par Robert Millien, un monument du soccer pour le Club.

Un avenir chez les pros

Le mois prochain, des entraîneurs du club italien Juventus viendront évaluer certains jeunes joueurs québécois, dont Joé. Afin de les impressionner, Joé travaillera, dans les semaines à venir, les conseils qui lui ont été prodigués durant sa formation. "Selon les commentaires des professionnels que j'ai rencontrés, je dois continuer de travailler ma vitesse d'exécution, perfectionner les nouvelles techniques que j'ai apprises et renforcer ma musculature", explique le jeune homme.

Joé ne se laisse toutefois pas impressionner facilement. "Même si mon expérience en Uruguay a été extraordinaire, je sens qu'elle ne sera pas la plus importante de ma vie. Je suis sûr que d'autre chose d'encore plus gros s'en vient pour moi, souligne celui qui rêve de jouer pour le Manchester United. Je sais que j'ai encore du travail à faire mais, aujourd'hui, jouer parmi les professionnels n'est plus un rêve, c'est un objectif", dit-il humblement.

Pour encourager Joé, il est possible de le contacter par courriel à martin.plongee@hotmail.com.

 

04 août 2011
Bien ancré dans le senior AAA division 1 à seulement 17 ans

Joé Lachambre joue dans la cour des grands

Joé Lachambre s'aligne cet été avec la puissante équipe du Corfinium de Saint-Léonard dans la ligue
Joé Lachambre s'aligne cet été avec la puissante équipe du Corfinium de Saint-Léonard dans la ligue senior AAA de première division.Photo Martin Lachambre-30-
Maxime Desroches
Le joueur de soccer Joé Lachambre, de Saint-Denis-sur-Richelieu, continue de franchir les étapes à un rythme ahurissant. La charge de travail du jeune défenseur de 17 ans ne cesse d'augmenter au sein du Corfinium de Saint-Léonard, une équipe senior AAA de première division à laquelle il s'est joint cet été à titre de plus jeune joueur du circuit.

Passant directement de la classe U18 à une formation qui compte dans ses rangs plusieurs joueurs d'origine africaine ou latino-américaine ayant déjà évolué pour l'équipe nationale de leur pays ou pour de grands clubs professionnels, le Dyonisien aurait pu avoir de la difficulté à prendre sa place. Après tout, Joé était lancé dans la fosse aux lions. En première division, il allait affronter des rivaux de loin plus coriaces, expérimentés et talenteux que ceux qu'il avait rencontrés par le passé. La moyenne d'âge de ses coéquipiers, à 24 ans, aurait aussi pu jouer contre lui. C'était de mal connaître Joé Lachambre.

Il a plutôt su tirer profit de l'opportunité s'offrant à lui au point d'être une véritable révélation aux yeux de l'entraîneur-chef du Corfinium, Pelino Spafadora. L'étudiant en sciences pures et appliquées au Collège Champlain n'a pas tardé à s'emparer du poste de défenseur latéral droit et n'a plus regardé derrière par la suite.« Son éthique de travail et sa discipline irréprochable ont accéléré sa transition au calibre AAA de première division. Les vétérans de l'équipe apprécient son attitude et n'ont pas mis de temps à le considérer comme l'un des leurs, à lui donner toutes sortes de conseils pour faciliter son adaptation », a confié l'instructeur Spafadora au COURRIER durant une pratique du Corfinium.

L'homme derrière l'athlète

Celui que l'on surnomme le P'tit Québec dans l'environnement du Corfinium estime que sa progression fulgurante n'aurait pas été la même n'eut été de la précieuse collaboration de son conseiller, l'ancien joueur de l'Impact de Montréal Gustavo Echevarria, qui l'a référé aux dirigeants de son équipe senior.

« Gustavo possède une connaissance inouïe du sport. Il a cru en moi et m'a pris sous son aile au cours des quatre dernières années. Je lui en suis très reconnaissant. Il m'a ouvert les portes du Corfinium et m'a aidé à prendre des décisions éclairées », a-t-il raconté.« Lorsque M. Echevarria nous a recommandé de donner une chance à Joé, il nous l'avait vanté comme un joueur sérieux, mature, prêt à faire les sacrifices nécessaires pour accéder à une carrière de joueur de soccer professionnel. Jusqu'à maintenant, nous n'avons pas été déçus. Bien au contraire, il surpasse les attentes », a pour sa part noté l'entraîneur-adjoint Claudio Bazzarelli.

Une reconnaissance locale

Les récents succès du jeune ahlète ne sont pas passés inaperçus dans la région montérégienne. Ceux-ci l'ont notamment mené à rencontrer le Maskoutain Vincent Cournoyer, un gardien dominant au niveau universitaire et entraîneur-chef de la formation senior AAA division 2 du Haut-Richelieu, avec laquelle a pu s'entraîner Joé l'espace de quelques semaines.

« Vincent est une référence en soccer dans la région du Richelieu. D'avoir pu pratiquer avec le meilleur club de la région a été une belle expérience et une belle marque de reconnaissance pour un joueur de mon âge. »Interrogé à savoir s'il a parfois l'impression de sauter trop rapidement les étapes qui le séparent d'une carrière professionnelle, le Dyonisien répond sans hésitation. « Absoluement pas. Mon cheminement actuel répond à un objectif que je m'étais fixé l'an dernier : celui de toujours être deux ou trois coches au-dessus du calibre des joueurs de ma classe d'âge. Je ne veux pas être un simple spectateur qui contribue au succès de son équipe. J'ai l'intention d'être un joueur spécial, un joueur magique partout où je passerai. »Avec l'attitude et les habiletés qu'on lui reconnaît, il fait peu de doute que cette intention saura se concrétiser dans un avenir pas si lointain, que ce soit en Amérique du Sud, sur le continent européen ou dans les rangs universitaires américains ou canadiens.